Tokyo Game Show 2016 : Analyses et Coups de Coeur

Plongée dans la folie douce du Tokyo Game Show 2016

Les années courent, le Tokyo Game Show (TGS) se dérobe, et moi, je m’apprête à vous raconter cette tranche de vie vidéoludique avec la verve d’un ninja en chaussettes sur un plancher de tatamis. C’est à travers mes lunettes en forme de manette que je vous porte une nouvelle vision des pixels, sans pour autant me prendre pour le nouveau héraut du game nippon… Mais trêve de bavardages, mettons les manettes dans le cambouis et dissequons avec malice ce TGS, version 2016.

Une cuvée de samouraïs mal affutés?

Tic tac, le TGS n’est plus ce monstre sacré, cette arène ultime où chaque année se jouait l’épopée vidéoludique du pays du Soleil-Levant. On pourrait presque dire que la sauce soja n’a plus la même saveur, et que de l’autre côté de la mare aux carpes, on s’en tamponne un peu le coing. Mais attendez! Pour le férus du Japon, pour les adorateurs de la J-Pop et pour les fans de robotiques sous toutes leurs coutures, ce rendez-vous reste gravé dans le marbre comme l’oracle qui chuchote à l’oreille les secrets des futurs hits vidéoludiques.

Mais avouons-le, le rayonnement du TGS se fait plus timide, un peu comme la Gamescom, réchauffant les restes d’un E3 bien plus gourmand. Faut-il y voir un mal pour un bien? Moi je dis: point du tout!

Le florilège de noms qui nous fait vibrer (hormis pour le porte-monnaie)

Et vlan! Que les gros titres défilent! De « Resident Evil 7 » à « Final Fantasy XV », que le rideau se lève sur « The Last Guardian » ou « Persona 5 », c’est un peu le « Qui est Qui? » du gaming à la sauce wasabi. Oui, les stars de cette scène débridée twistent en pleine lumière. Et si les titres vous parlent moins, un « The Idolmaster » tapé dans la barre de recherche, et vous serez vite raccordé au Japon sous haute tension.

Tant pis si ça sent le déjà-vu pour certains, moi, je me régale déjà de savoir que je claquerais volontiers quelques yens dans « The Last Guardian », jeu tellement radioactif qu’il doit sans doute contenir des isotopes joyeux. « Persona 5 », attention, tu fais battre mon coeur de gamer. Et n’oublions pas cette ribambelle de jeux, « Gravity Rush 2 », « Nioh », qui s’apprêtent à vider mon porte-monnaie tout autant que mon calendrier.

Le TGS, c’est à Toulouse qu’il faut le chercher

Eh oui, ne cherchez plus l’exotisme au Japon, il paraît qu’à Toulouse, le TGS reprend des couleurs—et je ne parle pas uniquement de l’assemblage d’un A380. Les nouveautés nous titillent moins que les révélations d’un constructeur de salon jadis flamboyant. Sony, mon bon monsieur, ce n’est plus ce que c’était!

Épilogue dans la langue du cyber-samuraï

Au final, il fut un temps où l’E3, la Paris Games Week et le TGS constituaient le triangle des Bermudes des fans de jeux. Mais entre nous, ce triangle se déforme comme le sourire d’un chat de Cheshire. Oui, l’E3 caracole en tête, la Paris Games Week flirte avec nos préférences européennes, mais notre cher TGS semble préférer le terroir à l’international, reflet d’un Japon en mutation culturelle et commerciale.

Donc après cette virée dans le temple pixelisé du jeu vidéo japonais, je vais faire un tour chez moi, et peut-être râler en solo, voire traîner près de la Garonne en quête d’un vert plus vibrant. Pas pour visiter Airbus, mais pour trouver peut-être, ce TGS de mes rêves devenus plus doux, plus tendres, plus… français, ma fois!

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