Jaron Lanier: Visionnaire VR et Critique de l’IA

Jaron Lanier et la danse endiablée de la VR

L’aventurier de la réalité virtuelle

Laissez-moi vous narrer les tribulations de Jaron Lanier, ce joyeux drille qui, lors d’une confabulation à Karlsruhe, arborait ses lunettes excentriques et nous offrait un périple dans les méandres de la réalité virtuelle (VR pour les intimes). Lanier, c’est un peu l’Indiana Jones des autoroutes de l’information, un écrivain multicartes qui, quand il ne lance pas de pavés dans la mare de nos vies numériques, nous conte ses péripéties avec la VR. Son dernier opus en date, un brûlot contre les réseaux sociaux, pousse à la cave de nos consciences quelques arguments pour dézinguer nos comptes numériques. Mais braquons nos projecteurs sur une de ses œuvres antérieures : « Dawn of the New Everything », un mix savoureux entre mémoires et révolution virtuelle.

Un pixel grand comme un parpaing!

Imaginez-vous dans les années 80, avec une résolution d’écran qui ferait pâlir un tamagotchi : 100×100 pixels, pas plus. Mais voilà, Lanier nous raconte how stupéfiant c’était, parce qu’au cœur de la VR, ce n’est pas le rendu visuel qui importe, mais la manière dont vos gestes sont traduits dans l’espace numérique. C’est le fameux « tracking » qui fait la magie, en dupant votre cerveau pour vous immerger dans un cosmos inexploré. Et tenez-vous bien, les inventeurs de la VR n’étaient pas obsédés par la vue à ses débuts, oh non!

La force est dans le gant

Lanier est le papa de cette chose bizarre appelée « dataglove », une gantelette futuriste qui vous fait ressentir le monde virtuel comme si vous y étiez. Cela a même inspiré Nintendo et son fameux « Power Glove », qui a sans doute influencé plus d’un jedi en herbe dans les années 90. Et pendant que nous avons aujourd’hui des casques VR pour le prix d’un bon dîner, la technologie tactile garde un petit goût de science-fiction.

L’éternel combat : VR versus IA

Notre bon vieux Lanier n’est pas un grand fanatique de l’intelligence artificielle (IA). Selon lui, en substance, l’IA nous abrutit plus qu’elle ne nous éclaire. Il voit même la VR comme l’antithèse de l’IA : l’un cherche à mettre au point une interface utilisateur solide avant de songer à flirter avec l’IA, tandis que l’autre fantasme sur une entité artificielle toute puissante. Bref, pour Lanier, c’est d’abord l’utilisateur qui doit diriger la danse.

L’interface utilisateur, reine du bal

Pourquoi l’interface utilisateur mérite la couronne? Pas d’interface potable, pas de robot fiable. Lanier nous met en garde : sans une interface solide, comment être sûr que les réponses de nos amis robots ne partent pas en cacahuète? L’IA, c’est joli, mais sans une interface qui nous parle, on nage dans un bouillon de culture numérique et on ignore où vont pousser les algues.

Quand programmer rime avec jazz

Alors, accrochez vos ceintures, car Lanier balance une idée qui décoiffe : la VR sans « code source ». Hop, on zappe le bon vieux texte de programmation et on plonge dans un système où le codage se fait à même l’univers virtuel, en temps réel, sans préliminaires de compilation. Lanier rêvassait d’un codage vivant, où programmer serait comme jouer du jazz avec un stylo mathématique – une symphonie de clics et de créations spontanées.

La réalité virtuelle : un cabaret de la programmation

Lanier imaginait des « éditeurs », des interfaces qui vous permettent de jongler avec la programmation dans l’espace virtuel, bidouillant le monde à la volée. C’est un peu comme un DJ mixant sa playlist devant une foule en délire. Pourtant, la réalité de ces câbles et boîtes à connecter s’est avérée plus coriace qu’un morceau de techno hardcore, et Lanier lui-même a fini par reconnaître que pimper la réalité virtuelle avec de simples écrits avait quelque chose d’un tantinet surréaliste.

Pour conclure, Jaron Lanier, c’est un peu le Gandalf des geeks, un puits de science baroque qui nous rappelle, entre deux tours de magie VR, qu’il faut toujours garder les pieds sur terre, même quand on a la tête dans les nuages numériques.

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