CES Vegas : Le Paradis Perdu de la Tech… Femmes Incluses ?
Las Vegas, une utopie techno masculinisée ?
Ah, le CES de Las Vegas, cette extravagante foire d’empoigne de la technologie ! Une messe annuelle dédiée aux gadgets les plus pointus, où l’on côtoie l’innovation entre deux machines à sous. Mais n’est-ce pas ironique que le sommet de la gloire technologique se déroule à Vegas, le terrain de jeu des amateurs de paillettes et d’excès en tout genre ? Imaginez un peu : des hôtels scintillants de réussites et de faux pas, où les couloirs bourdonnent d’ambitions, parfois noyées dans l’oubli volontaire d’une ville où « ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas »… ou bien change le monde !
A la recherche désespérée d’un livre à Vegas
Mais trêve de blabla, parlons du vrai Vegas. Dans mon hôtel, un désert littéraire ! Pas l’ombre d’un bouquin à l’horizon. C’est sûr, avec un canapé en cuir qui a dû en voir des vertes et des pas mûres, des miroirs conçus pour les numéros de contorsionnistes et un Elvis au rouge à lèvres éclatant, on a autre chose à faire que de bouquiner. Qui aurait le temps de toute façon ? La ville prétend muer en bacchanale permanente toutes les cinq minutes, à en croire les médias locaux.
Vegas, un boys’ club à ciel ouvert ?
Ici, l’amusement semble taillé sur mesure pour les mâles alpha. Chaque club, chaque bar, chaque piscine déborde de jeunes femmes de 25 ans semble-t-il intoxiquées depuis la naissance. Danse en petits groupes, silhouette de mannequin mais avec deux particularités curieusement volumineuses, le tout sous le même mascara outrageux. Probablement équipées du même soutien-gorge, ces jeunes femmes sont un clone moderne de l’ambiance « Ad Vegas », où le seul style capillaire existant côtoie des sourires figés et des cils aussi faux que la promesse d’une machine à sous généreuse.
Etre une femme dans l’univers techno de Vegas
Pour une touriste, une semaine à Vegas c’est déjà le choc culturel, mais le CES, c’est encore un autre niveau. Montée dans un avion peuplé d’hommes en costumes et gilets, tous affairés à leur téléphone, j’ai tout de suite senti le décalage. Et de voir mon voisin déménager sur un siège vide sans un mot… Ah, ces gentlemen !
On s’habitue bizarrement à se percevoir comme une espèce en voie d’extinction. Dans les cafés, les conférences, les innovateurs en costume prêtent à peine attention à la présence féminine.
La réalité virtuelle, pas faite pour le maquillage ?
Hier, je me suis arrêtée devant un stand de casques de réalité virtuelle. Les modèles affichaient tous des mines ravies, comme s’ils étaient sur des montagnes russes. J’ai mentionné à un confrère journaliste le paradoxe des femmes se coiffant d’un casque VR et risquant de ruiner leur maquillage. « Hein ? Jamais pensé à ça », fut sa réponse éloquente.
Quand le genre féminin fait figure de vestige
Dans les casinos et les hôtels, on m’a souvent regardée comme un étrange artefact, un peu comme une vieille télévision cathodique. Jusqu’à attendre le bus, où l’on se sent aussi à sa place qu’un chien avec une coiffure ridicule. Même les serveuses, déesses en tenue moulante, ne s’échinent pas à comprendre ce qu’une femme seule vient faire ici.
Et c’est bien ça le drame de Vegas et du CES : outre les paillettes et les gadgets, on n’a jamais envisagé les femmes autrement que comme une pièce rapportée, un peu comme si on servait de la viande dans un dîner végétarien par inadvertance.
Distraction, Technology, and Survival
Le seul réflexe de survie dans cette brume parfumée au vice, c’est la distraction. Que ce soit pour oublier qu’on est sur le point de faire une bêtise conjugale, de tester la poudreuse locale ou de goûter aux joies douteuses des huitres en plein désert.
Voilà le CES de Las Vegas : un carousel étincelant où la place de la femme se cherche encore comme une adresse perdue dans le GPS d’un smartphone dernier cri. Une chose est sûre, Las Vegas ne fait pas dans la demi-mesure, autant en matière de technologie qu’en matière de genre.