Halcyon VR: Polar Futuriste Immersif | SyFy France

« Halcyon » : Une virée dans le futur sans quitter son canapé

Enquête virtuelle dans votre salon, chic non ?

Imaginez-vous, attifés d’un casque de réalité virtuelle, les bras levés en signe de capitulation à la technologie, gesticulant dans le vide tel un mime sur la place publique. La scène est aussi comique que futuriste, surtout lorsque l’on se voit transformé en pion électronique d’une partie d’échecs intergalactique. C’est cette loufoquerie visuelle qui m’accueille alors que je m’apprête à découvrir Halcyon, une nouvelle embardée narrative proposée par SyFy France. Cet étrange ballet se déroule, pas dans une discothèque du futur, mais dans l’intimité feutrée d’un sous-sol parisien pendant la présentation de la série.

Un polar techno, mais en VR, s’il vous plaît !

Halcyon, c’est un peu comme jouer au Cluedo en pyjama de données binaires. La série nous catapulte en 2040, et entre deux bouchées de popcorn virtuel, on s’invite dans une énigme où il s’agira d’élucider le meurtre du big boss d’une entreprise d’implants VR, qui, visiblement, a eu le malheur de pousser le bouchon de la réalité un peu trop loin. Le casting ? Une détective aguerrie et son acolyte numérique, qui utilisent plus de gadgets que dans une vitrine d’espionnage au CES de Las Vegas.

La série nous promet une alternance alléchante entre dix épisodes « en chair et en pixels » et cinq incursions dans le monde de la VR. Après une première dégustation de l’épisode réel de cinq minutes, le jugement est suspendu : ni catastrophe, ni révolution, juste la promesse de détentes de méninges en mode futuriste.

Un décor Virtuel-Réaliste(sort) de l’ordinaire

Ajouter un casque de réalité virtuelle et vous voici téléporté au coeur de l’action, ou plutôt dans une dimension parallèle où l’on erre entre les étoiles du cyberespace. Le hic de ce voyage est que tout y est aussi épuré que le plateau d’un jeu de dames cosmique. On se retrouve alors à flotter, tel un astronaute maladroit, heurtant invisibles meubles et s’efforçant de venir à bout d’une collecte d’indices plus ardue que prévu.

Mais trêve de bégaiement virtuel, une fois la prise en main maîtrisée, on s’adonne à la cueillette d’empreintes digitales aussi frénétiquement qu’un détective en pleine fièvre de l’enquête. L’objectif ? S’enchaîner à l’épisode suivant, en espérant qu’il soit prêt à l’heure du prochain casse-croûte réalité virtuelle.

A l’assaut de la colline de la nouveauté

Rencontre avec les génies derrière l’écran – toujours casqués, of course – qui nous éclairent sur la genèse d’Halcyon. Une oeuvre enfantée dans le douillet cocon du genre polar pour attirer le chaland, rendant douce cette première cuillerée de narration en VR. Les concepteurs, malgré quelques chutes de style, soutiennent leur bébé comme le ferait un parent lors de ses premiers pas : Halcyon, c’est l’expédition vers une nouvelle terre de récits, où l’on collecte les merveilles comme des souvenirs de vacances en gravité zéro.

Coût de la curiosité – La VR a-t-elle un prix ?

SyFy a déjà flirté avec l’hybride, mais Halcyon est une espèce nouvelle, encore en évolution. Même si elle ne renverse pas la table, elle attire l’œil, un peu comme un dauphin faisant du hula hoop – cela vaut le coup d’œil malgré le côté surréaliste de la chose. Chose est sûre, pour être de la partie, il vous faudra non seulement sortir la carte pour acheter l’application à 9,99€, mais aussi posséder le sésame technologique qu’est le casque VR. Toutefois, ceux pour qui le casque tient plus de la torture médiévale que du rêve de gosse pourront opter pour les simples épisodes traditionnels.

Alors, prêts à plonger tête première dans cette marmite frémissante de pixels et d’aventures ? Qui sait, Halcyon pourrait bien être le hors-d’œuvre avant un banquet de récits en réalité virtuelle alléchants.

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