Prenez les commandes : « Théâtre d’automne » et la VR, c’est vous la star !
Bienvenue au spectacle… de votre vie !
Rêvez-vous d’être la vedette qui fait briller les planches, sans jamais flancher sous le poids du trac ? « Théâtre d’automne » est là pour exaucer votre vœu… virtuellement ! Concocté par Mathieu Barrette et Myriam Coulombe, ce petit bijou cinématographique vous catapulte directement sur les planches du Théâtre du Bic, où vous êtes accueilli par un trio d’as : Eudore Belzile, Fanny Mallette et Steven Lee Potvin. Et le meilleur ? Vous finissez par dérober le rôle d’un acteur, comme un ninja volant la vedette. Pas le temps de se pavaner qu’une excursion en pleine nature vire au drame, et vous voilà témoin d’un meurtre glacial. Oubliez la scène de théâtre, vous vivez un suspense digne d’un film noir… et ce, sans bouger de votre canap’ préférée !
Quand la réalité virtuelle vous taquine les neurones
Avec la VR, la frontière entre le rêve éveillé et la réalité tangible est aussi floue que la mémoire d’un poisson rouge. Les personnages surgissent de nulle part, vous titillent avec une sensation de vertige, et vous pourrez même sentir le doux balancement d’une barque imaginée, le tout sans risquer le mal de mer. Comme l’explique Mathieu Barrette, l’astuce c’était de partir d’un concept simple : mettre dans les claquettes d’un comédien.
Un film ? Non, une révolution déguisée en fiction !
Ces deux magiciens du cinéma VR, Myriam Coulombe et son comparse Barrette, ont avancé dans le noir, sans carte ni boussole, repoussant les limites de la caméra et des émotions brutes. Et ici, point de trucages ou d’astuces scénaristiques : tout est une question de présence et de plans séquences soignés.
Le défi des acteurs : être vrai en un seul plan
Les acteurs qui pénètrent dans cet univers se retrouvent face à un drôle de challenge : opérer sans filet, en une seule prise. « Pas de zoom sur les larmes, pas de gros plan sur le baiser volé », comme le souligne notre chère Myriam. C’est la vraie vie mais en mieux : une vie où l’on rejoue les scènes pour atteindre la perfection.
Fanny Mallette met en lumière cette approche : participer à la création ainsi, c’est un peu comme retomber en enfance, mais avec des lunettes de réalité virtuelle en guise de déguisement !
Avant-garde : le cinéma VR en jupons de théâtre
Ici, on découvre que les pionniers du cinéma VR sont plutôt des trublions venus d’autres arts. Mathieu Barrette pointe du doigt des gens comme Robert Lepage, ou des duos surréalistes du cirque, qui s’amusent avec la VR quand les grands cinéastes restent dans l’ombre. Et Myriam rappelle que cette technologie ouvre aussi des horizons nouveaux dans la santé, où elle joue les docteures pour les phobies ou compagnes pour des aventures thérapeutiques.
Le cinéma VR, plus qu’une invention : une révolution émotionnelle
Avec des émotions aussi vraies que des pincements au cœur, « Théâtre d’automne » vous entraîne dans une danse où VR rime avec réalité. Mathieu Barrette pose une réflexion fascinante : « Ce n’est pas seulement du cinéma, mais c’est aussi du théâtre, et nous, on dessine les contours de ce nouveau monde. »
Un succès, et c’est juste le début !
Après avoir fait vibrer plus d’un millier de spectateurs dans divers festivals, nos deux aventuriers du Bas-Saint-Laurent ont déjà un autre bébé VR en couveuse. Ils espèrent voir « Théâtre d’automne » poursuivre sa route et marquer l’histoire comme le premier court métrage de fiction québécois en réalité virtuelle. Car après tout, comme le dit si bien Mathieu Barrette : « Il faut que le film existe et qu’il soit vu. ». Alors, prêt à endosser le rôle principal dans votre prochaine séance cinéma ?