Mark Zuckerberg: Génie, Comique ou Magicien des données ?
Tour de passe-passe à la conférence F8
Dans la charmante bourgade de San José, Californie, notre cher Mark Zuckerberg, roi des « likes » et père des poke, a ouvert les festivités de la célèbre conférence F8 en jouant à l’illusionniste des données. L’acte principal ? L’annonce épatante d’une option « David Copperfield » permettant de vaporiser son historique de navigation, comme par magie!
Un mois après son numéro d’équilibriste devant le Congrès américain, Mark, semblant avoir plus d’un tour dans son sac, a voulu nous en mettre plein les yeux. Avec une pointe d’autodérision et un clin d’œil aux récentes polémiques, il a affirmé haut et fort : « Nous avons la responsabilité de continuer le show, mesdames et messieurs! »
Une mission à la Zuckerberg
La grande révélation de Mark tient dans sa quête presque chevaleresque : créer une technologie axée sur le petit monde merveilleux de l’être humain. « Si on ne s’active pas, le monde restera figé comme une vieille publication oubliée en bas de votre fil d’actualité, » théâtralise-t-il. Son associé, Chris Cox, appelle cela un « retour aux sources », mettant l’accent sur les interactions familières et amicales plutôt que sur les contenus de marques et médias.
Il est vrai que Facebook s’était un peu égaré dans les méandres des excuses depuis le tour de passe-passe de Cambridge Analytica avec les données de 87 millions d’âmes virtuelles. Mais le grand Zuck assure que ce n’est qu’une péripétie dans l’odyssée Facebookienne et que ses profits, tels des lapins sortis d’un chapeau, se portent comme un charme.
Cupidon 2.0 entre en scène
Alors que l’auditoire retenait son souffle, Zuckerberg a sorti de son chapeau un projet des plus intrigants : une plateforme de rencontres amoureuses. « Ah, l’amour à l’ère de l’algorithme, que c’est romantique! » s’exclame-t-il en mimant un cœur avec ses mains. Et de préciser : « Ici, on joue les Cupidon pour des histoires sérieuses, pas juste pour des clins d’œil d’un soir. » De quoi faire chuter les actions de Match, le rival amoureux, de leurs nuages.
Et quid de la sphère privée dans tout ce tourbillon amoureux ? Pas de panique, nous dit Facebook, le service de rencontres jouera les discrets : profil caché des amis, messages dans une boîte à part… un véritable amour secret protégé des regards indiscrets.
Groupes et réalité virtuelle: le futur selon Facebook
Facebook ne s’arrête pas là et reprécise sa vision de l’avenir virtuel, où les groupes de discussion, tels des clubs du troisième âge oubliés, sont remis au goût du jour. Nouvel onglet à l’appui sur l’appli mobile, parce que, bien sûr, on a tous envie de savoir quel groupe de fans de chinchillas vous correspond.
Et comme un final digne d’une soirée en Las Vegas, voici l’Oculus Go, le casque VR à emporter partout sans fil à la patte. « Le plus simple des voyages dans la réalité virtuelle, » promet-il. Peut-être un aveu que, dans le fond, il veut juste nous vendre des escapades hors de notre réalité encombrée de notifications.
Les développeurs: des invités ou des otages?
Et que dire des pauvres développeurs, pris dans la tornade Cambridge Analytica et ses secousses éthiques? Facebook tend la main, tout en les amadouant avec de nouvelles promesses par-dessus la mêlée de frustrations et de complications. « Nous sommes sur la bonne voie, et tout sera mieux, promis, croix de bois, croix de fer, » semble nous assurer Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.
D’une main de maître, Mark Zuckerberg veut convaincre son monde virtuel avec un bel éventail de tours, qu’il tente de mêler équitablement entre innovation et protection de la vie privée. « Il faut trouver le bon équilibre, » susurre-t-il, tel un magicien conscient du poids de ses illusions.
Voilà, le rideau tombe sur la conférence des espiègleries et des enchantements de Facebook. Reste à voir si les applaudissements résonneront au-delà de San José ou si, comme pour un mauvais tour de magie, le public quittera la salle en silence, sans demander son reste.