La réalité augmentée face au cafouillage juridique: quel est le verrou ?
Quand les lunettes virtuelles rencontrent le marteau du juge
Votre petit monde tranquille est en passe d’être « augmenté », et ce n’est pas pour plaire à tous ! La réalité augmentée (ou AR pour les intimes) c’est la nouvelle copine des technologies, celle qui éclipse votre chère réalité pour lui superposer des couches de pixels en folie. On parle bien sûr de ces fameuses Google Glass et de l’aventure Pokémon GO, qui nous ont fait courir après des créatures aussi mignonnes qu’insaisissables.
Mais l’enjeu, mes chers complices de la réalité 2.0, c’est de marier cette tech séduisante à notre vieille dame de la Loi, souvent perplexe devant la mutation incessante du digital.
AR : une technologie aux mille et une applications
Imaginez : des médecins apprentis simulant une chirurgie, des mécanos remodelant votre titine adorée, des militaires planifiant leur prochaine escapade en territoire ennemi, ou encore vous, testant virtuellement la couleur de votre futur canapé. Voilà en gros le tableau ! Avec un marché qui fait des bonds de 198 % par an et qui pèse des milliards, l’AR a le vent en poupe et les géants d’Apple et de la Silicon Valley sont à fond les manettes !
Mais entre applications AR à gogo sur iOS 11 et autres gadgets futuristes, les questions juridiques se bousculent et la partie de Tetris législatif commence.
Droits de la personnalité versus reconnaissance faciale en maraude
Commençons par les droits de la personnalité. Avec l’AR, on peut en quelques clics vous détecter, vous analyser et, pour les plus romantiques, matcher votre minois avec celui de votre futur grand amour – rien que ça ! Mais la CNIL n’est pas hyper fan de la soirée et siffle la fin de la récré avec des obligations de floutage à la volée et un droit au consentement en béton.
La concurrence déloyale n’est pas en reste, car imaginez un peu : les panneaux publicitaires se transforment à la volée en éloges de la concurrence ! De quoi rendre jaloux plus d’un professionnel du marketing.
Quant à la propriété intellectuelle, n’en parlons pas… avec des objets virtuels qui jouent au camouflage sur nos marques adorées, l’authenticité en prend un coup. Puis, le secret des affaires, avec des informations envoyées en claquant des doigts dans l’espace augmenté, risque de devenir aussi secret que la recette du poulet frit dans une cour de récré.
Protéger les tours de magie technologiques
Cependant, pas de panique, on peut encadrer ces tours de magie. Brevets, droits des marques ou encore le glamour des dessins et modèles, les protections se bousculent dans la boîte à outils juridique.
Facebook et sa paire de lunettes AR brevetée, Apple et ses techniques futuristes, Amazon et son expérience shopping en réalité augmentée, ils ont tous compris que la clé du trésor résidait dans la paperasse – moins excitante mais tellement essentielle.
Une loi en réalité augmentée pour un futur pixelisé
Et voilà notre monde juridique, tel un caméléon, qui s’adapte inlassablement aux nouveaux joujoux technologiques. Internet, logiciels, réseaux sociaux et maintenant l’AR, tous ont droit à une dose de loi pour rester dans le droit chemin.
Mes amis, restons donc à l’affût, car les pixels de demain s’écriront encore et toujours, avec ou sans lunettes, dans les annales du monde virtuel – un monde qui n’a pas fini de révolutionner nos vénérables codes et nos sempiternelles lois.