Energiency : la greffe high-tech à l’énergie industrielle
C’est dingue, mais chez Energiency, ils ont trouvé le moyen de mettre des lunettes de réalité augmentée à des chiffres et des tableaux de données ! Oui, oui, vous avez bien lu. L’idée, c’est que ces petits gars de Rennes ont réuni le gratin des technologies – cloud, gros data tout chaud, intelligence artificelle finement dressée et visualisation de données qui en met plein les yeux – pour métamorphoser la façon dont les industries consomment de l’énergie. Et leur rêve éveillé ? Devenir les rois et les reines de la performance énergétique sur le Vieux Continent.
Les combattants de l’énergie sont parmi nous
Vous voyez Arnaud Legrand ? Consultant en énergie aussi brillant qu’assidu, ce bonhomme passait un temps fou, comptez six mois, à jauger la consommation et la production d’énergie pour finalement pondre un rapport tout en recommandations. Mais ça, c’était avant. Avant qu’il n’ait l’illumination, qu’il fonde Energiency et décide de faire la même en beaucoup, mais alors beaucoup plus rapide – on parle d’un claquement de doigts numérique.
Le principe ? Laisser les capteurs papoter entre eux, glisser leurs confessions dans le nuage et décrypter tout ce micmac pour débusquer les économies d’énergie cachées dans les recoins des usines.
Energiency chuchote aux oreilles des industriels
Imaginez un peu : vous êtes à la tête d’une usine, un gros paquebot de l’agroalimentaire ou de la chimie, et votre dada, c’est de déguster des kilowattheures par milliers. À l’époque du Neandertal entrepreneurial, vous ne saviez ce que bouffait votre bébé industriel qu’à la réception des factures – autant dire, avec la même surprise qu’une amende de stationnement reçue six mois après l’infraction.
Energiency débarque avec sa cape de super-héros et son tableau de bord tout beau tout frais, actualisé en temps réel grâce à la magie du web sécurisé. Résultat ? Les patrons voient tout, tout de suite, et peuvent même envisager de compresser leurs factures jusqu’à 15%. Pas mal, non ?
Une matière grise à revendre
Née en 2013, cette petite pépite bretonne s’est frottée pendant deux ans au dur labeur de la création d’un socle technologique robuste avec, pour acolytes, des cerveaux de l’Inria – qui, entre nous, savent à peine comment fonctionne un grille-pain mais codent comme des dieux.
Et 2015, boum ! L’entreprise se tape l’incruste dans la cour des grands avec sa réalité augmentée pour optimiser les process industriels. Une manière élégante de rappeler que l’innovation, ce n’est pas que du béton et des robots, mais aussi et surtout des technos logicielles, une coquetterie bien française.
Vitesse lumière : Energiency passe à la vitesse supérieure
Les années 2015-2016, ce fut l’orgie commerciale pour Energiency. Mais à partir de 2017, la startup enfonce l’accélérateur grâce à une croissance qui affiche plus de zéros que mon relevé bancaire après les soldes.
Avec une levée de fonds confortable de 2,7 millions d’euros, le petit bolide rennais a les yeux rivés sur l’Europe comme terrain de jeu – pensez Allemagne, Italie, là où les usines foisonnent et où le coût de l’électrique pique un peu.
Leur ambition pour les cinq prochaines années ? S’asseoir tranquillou sur le trône de la performance énergétique industrielle européenne, rien que ça. Pendant ce temps, ils continuent de jouer aux petits chimistes avec la R&D et de plancher sur leur projet futuriste « usine du futur » et « smart grids ». Attention, ça risque de décoiffer dans le paysage de l’énergie intelligente, suivez leurs aventures de près !