Gant MANDARIN: Touchez le Futur de la Réalité Virtuelle

À l’assaut du virtuel avec juste une pincée de réalité

Ah, la réalité virtuelle (RV), cet univers où tout est possible, depuis voler comme un oiseau jusqu’à traîner dans une station spatiale en chaussons. Mais il y a un hic ! Comment ça se fait qu’on ne peut rien toucher ? Comment font les aspirants designers pour tâter le châssis d’une voiture de course virtuelle ou les apprentis chirurgiens pour palper un cœur battant (numérique bien sûr) ? Heureusement, le projet MANDARIN arrive à la rescousse avec un gant à retour d’effort qui promet de nous faire sentir le monde virtuel au bout des doigts. Et si vous avez des doutes, accrochez-vous à votre chaise holographique, on vous explique tout !

Un gant pas comme les autres

Des gants pour la RV, c’est pas ce qui manque sur le marché, mais parmi ce fatras, aucun ne semblait capable de simuler avec brio le toucher d’une pomme virtuelle ou la douceur d’un pelage de licorne numérique. Et puisque la subtilité du bout des doigts n’est pas une mince affaire, créer un gant qui restitue fidèlement des sensations sans avoir l’air d’un équipement de cosmonaute, c’est la quadrature du cercle. Mais voilà, le gant MANDARIN a débarqué, florissant d’ambitions ! Pour le génie derrière cette invention, Florian Gosselin du CEA LIST, le secret réside dans le focus sur les dernières phalanges. Plus léger, moins encombrant, et s’adaptant à toutes les mains, ce gant est un peu comme l’adaptation VR du « gant de Mickey », mais avec une fonctionnalité en plus : celle de ressentir les objets qui n’existent pas… ou presque.

Valider un système virtuel, mais pas de façon virtuelle

Pour les concepteurs de tous poils travaillant sur les produits de demain, le gant MANDARIN est la réponse à leurs prières. Imaginer, tester et valider des designs complexes sans avoir à construire un prototype physique ? C’est désormais dans la poche… ou plutôt dans le gant ! Dans le cas de Renault et de son intérêt pour la maintenance des batteries de voitures électriques, ce bijou technologique permet de simuler des opérations super précises tout en évitant de démonter une vraie batterie. On pourra donc s’épargner les suées, cris et frustrations de l’assemblage réel, et se contenter de reproduire les intentions et gestes de montage d’un opérateur humain.

Le showroom virtuel et la rééducation 2.0

Imaginez : vous voilà face à un dernier modèle de voiture, mais plutôt que de vous rendre chez un concessionnaire, vous enfilez votre gant magique et vous voilà immergé dans un habitacle tout droit sorti d’une clé USB. Mais ce n’est pas tout ! La rééducation psychomotrice pourrait aussi bénéficier de cette technologie, à condition de personnaliser l’expérience pour chaque cas, car s’il y a bien une règle dans le handicap, c’est que chaque situation est unique.

Un gant qui va conquérir le monde (du moins, celui des pros)

Le gant MANDARIN, c’est le fruit d’une aventure collective réunissant des cerveaux de plusieurs institutions et entreprises. Et par chance, le partenaire Haption ne s’est pas reposé sur ses lauriers virtuels et présente déjà un modèle commercial prêt à révolutionner l’interaction avec les robots téléopérés et les simulations en tout genre. Selon François Louveau, capitaine de la navette Haption, les premiers retours des curieux et des professionnels sont plutôt de bonne augure.

MANDARIN pour les nuls

Si vous dormiez au fond de la classe virtuelle, voici un petit résumé : cinq partenaires, dont le CEA LIST et Renault, un gant qui fait croire à vos doigts qu’ils touchent du vrai quand c’est du faux, et une foule d’applications allant de la conception industrielle à la rééducation en passant par de possibles escapades dans des mondes inexplorés. Tout cela est chapeauté par l’ANR, et si jamais vous avez une bonne connexion, allez donc jeter un œil, ou plutôt un doigt, sur le site du projet : www.anr-mandarin.fr

Dépoussiérez vos casques et gants, le monde virtuel n’attend plus que votre touche de réalité !

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