La réalité virtuelle secoue le monde : Iñárritu aux commandes!
Quand la VR révolutionne l’empathie
Imaginez-vous un instant : vous enfilez un casque futuriste et plouf, vous voilà plongé dans le désert de Sonora, partageant la détresse de ceux qui, guidés par la nécessité, affrontent l’illégalité pour rejoindre le rêve américain. Non, ce n’est pas le dernier jeu vidéo tendance, c’est bien plus intense. C’est l’effet « Carne y Arena », la claque émotionnelle en réalité virtuelle signée Alejandro Gonzalez Iñárritu.
Le réalisateur mexicain, à qui on doit déjà des pépites du grand écran comme « Babel » ou encore « Le Revenant », a récemment été récompensé par un Oscar pas comme les autres pour ce bijou de la VR. Son installation immersive a fait l’effet d’une tornade dans le monde artistique et politique, en bousculant les idées toutes faites sur l’immigration.
Le cinéma ? Ringard !
Détrompez-vous, Iñárritu n’est pas devenu un ennemi du 7ème art. Cependant, il ne cache pas son enthousiasme : « Le cinéma ne peut égaler l’impact émotionnel de la réalité virtuelle. » Bingo! Il semblerait que le monsieur ait décelé la potion magique pour faire vibrer les âmes. À l’heure où l’on pouvait penser avoir tout vu avec le 3D, IMAX et autres subterfuges visuels, Iñárritu nous prouve qu’on avait peut-être tort.
Un désert pas si virtuel que ça
En pied de nez aux sceptiques, Iñárritu a confectionné un chef-d’œuvre qui va bien au-delà d’une simple expérience divertissante. « Carne y Arena » est un cri du cœur, une immersion dans la réalité crue des migrants qui traversent le Mexique pour atteindre l’eldorado américain.
Au-delà de l’écran
Pour le réalisateur, c’est l’humanité même que la VR peut réveiller dans nos coeurs endurcis par les discours politiques clivants. Ce n’est plus un spectacle, c’est une expérience qui nous met face à notre propre reflet : sommes-nous aussi empathiques que nous le prétendons?
L’Oscar du cœur… et de l’innovation
Pour mieux comprendre la portée de cet Oscar spécial remis à Iñárritu et son acolyte Emmanuel Lubezki, précisons qu’il n’a été attribué que 17 fois depuis l’année des pantalons pattes d’éléphant. Cet honneur est réservé aux avancées qui révolutionnent littéralement le septième art. Rien que ça!
Un projet mijoté depuis longtemps
Avant de donner vie à cette installation, Iñárritu avait rêvé de raconter le périple des migrants dès 2005 pendant le tournage de « Babel ». Toutefois, le manque de technologie adéquate a mis le projet en veilleuse jusqu’à ce que « Le Revenant » lui donne l’occasion de saisir sa caméra… et ses casques VR.
Politique, quand tu nous tiens…
Notons que Iñárritu n’est pas du genre à mâcher ses mots. Que ce soit le président américain ou le Mexique, personne n’est épargné par ses critiques acérées. Preuve que pour lui, l’art n’est jamais loin de la politique. Et quand il parle, c’est pour mieux servir l’honnêteté émotionnelle.
La VR : porte-parole des sans-voix
Loin de lui l’idée de s’arrêter en si bon chemin, Iñárritu espère que son œuvre contribuera à redonner de la dignité à ceux réduits au silence et ouvrira les esprits et les frontières. Car au final, que ce soit par le cinéma ou la VR, l’objectif reste le même : toucher le cœur humain.
Un périple artistique à ne pas rater
Pour ceux qui auraient l’eau à la bouche, « Carne y Arena » est visible à la Fondation Prada à Milan, au Tlatelolco Mexico Museum et au LACMA de Los Angeles. Une expérience qui promet d’être aussi décoiffante qu’enrichissante !
Alors, chaussez vos casques, et embarquez pour une aventure où rire et compassion se côtoient de la plus surprenante des manières. Qui sait, après ça, vous ne verrez peut-être plus jamais vos lunettes de cinéma de la même façon.