Tim Cook & Zuckerberg à Pékin: Ouverture Tech Chine

À la conquête du Dragon : quand Silicon Valley flirte avec Pékin

Le sommet des titans technologiques en terre impériale

Imaginez un peu la scène : deux rois de la tech, Tim Cook et Mark Zuckerberg, débarquant à Pékin pour un thé bien serré avec l’empereur du web chinois, monsieur Xi Jinping en personne ! Alors que la capitale chinoise se pare de ses plus beaux atours, nos deux compères de la Silicon Valley se sont joints à la fête de l’école de commerce de la trop chic université Tsinghua, où ils trônent en membres éminents du conseil consultatif, d’après les chroniques de l’ère digitale chinoise.

Quand Xi Jinping joue les hôtes charmants

Dans le fastueux Palais du Peuple, où se mixent dorures et canapés de cuir (façon ancien régime mais version 2.0), Xi Jinping, frais comme une rose après sa réélection, a déroulé le tapis rouge numérique. Avec un Donald Trump s’apprêtant à fouler cette même terre, Xi a assuré, poing sur le cœur et sourire aux lèvres, que la Chine est toujours « ouverte aux affaires ». Des réformes ? Oh que oui, et elles seraient aussi « déterminées » que la marche triomphale d’un smartphone vers la version suivante.

« Ouvrons-nous tout en restant nous-mêmes », proclame Xi

Et voilà notre hôte présidentiel jonglant avec les mots comme avec des balles en caoutchouc : « oui » à l’ouverture, mais la Chine gardera ses petits secrets bien gardés derrière sa Grande Muraille numérique. Avec une pointe d’humour, Xi a glissé qu’il « est prêt à travailler main dans la main avec les States », même s’il garde un œil sur les intérêts et préoccupations de chacun. Vous avez dit gestion des contradictions ? Tout un art à la sauce chinoise.

Silicon Valley versus le dragon chinois, une histoire de muraille

Depuis l’avènement de Xi, il semblerait que le Parti communiste soit devenu un nouveau membre à part entière du conseil d’administration de chaque grande entreprise, sans pour autant être inscrit sur le listing officiel. Pendant ce temps, les pauvres sociétés étrangères, elles, pestent contre une sorte de muraille invisible, les laissant souvent à l’extérieur des festivités économiques et privilégiant les petits génies locaux.

Une petite parenthèse sur les aventures de Facebook et Apple au pays des interdits

Ah! Facebook, ce réseau social que personne en Chine ne peut consulter depuis les temps anciens (2009, pour être précis) à cause d’un sortilège appelé « censure ». Et pourtant, Zuckerberg et sa bande réussissent à tirer leur épingle du jeu avec quelques contrats publicitaires discrètement glissés sous la porte. Quant à Apple, on leur a gentiment demandé de garder à l’œil (et sur sol chinois) les confidences de tous leurs utilisateurs locaux. Maison de confiance et de transparence, n’est-ce pas ?

Impression et ambition : l’équation américaine

Dire qu’on est « profondément impressionné » par un discours, c’est un peu comme liker une publication sans la lire, n’est-ce pas ? Mais qu’à cela ne tienne ! Lorsque Xi promet l’ouverture et un traitement VIP pour les entreprises étrangères, tout le monde aime, partage et commente avec enthousiasme. Même si dans le fond, on sait bien qu’il y aura toujours un peu plus de rouge dans le drapeau de l’entreprise d’État que dans celui du privé.

L’empire du Milieu : un jackpot digital à 750 millions de joueurs

Malgré quelques ventes en berne, Apple mise tout sur la carte de la nouveauté avec l’iPhone X en Chine. Après tout, qui pourrait résister à l’appel de la Pomme dans un verger peuplé de 750 millions d’internautes? Pendant ce temps, Mark Zuckerberg parade sur son profil Facebook, vantant le dynamisme de l’empire du centre, alors qu’en secret Facebook s’essaie à lancer des « Ballons colorés » qui, avouons-le, ont plutôt fait un flop.

Mais, soyons réalistes : quand on parle innovations et affinités, qui pourrait bien résister à l’attrait du grand bazar chinois et de ses promesses de fortune ?

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