Un drone coquin à l’assaut de l’Opéra Garnier pour une VR à 360 degrés !
Les coulisses volantes de Paris
Imaginez un bourdon électronique, un peu plus futuriste que les guêpes de votre jardin, qui se met en tête de jouer les paparazzi dans l’un des plus beaux établissements de France. C’est un peu l’histoire de notre drone aventurier, vedette d’un documentaire pas comme les autres, « L’Opéra Garnier ». Ce film en réalité virtuelle est le nouvel épisode de la série « Paris, l’envers du décor ». L’idée ? Vous plonger tête première dans la splendeur du Palais Garnier sans bouger de votre canapé.
Un ballet aérien au-dessus des dorures
La scène commence en extérieur, le drone majestueux survole les toits avant de s’engouffrer dans le grand hall où il devient, ni plus ni moins, le centre de l’univers. De l’avis général, ce petit prodige technologique est la star du jour. Vincent Ravalec, maestro derrière la caméra, et Antoine Vidaling, pilote de Skydrone, s’affairent autour de cet engin volant non identifié muni de plus de yeux qu’une mouche. Six hélices, huit kilos, et tellement de caméras qu’on pourrait croire à une espionnite aiguë.
Quand il est temps de passer à l’action, il faut jouer à cache-cache. Pourquoi ? Parce que dans le tournage 360°, la notion de hors-champ est aussi dépassée qu’une K7 vidéo. Si vous voulez témoigner de la scène, il va falloir vous fondre dans le décor, derrière un pilier. Ce drone est un divo : pour travailler, il exige qu’on ne le regarde pas !
La VR : un œil omniscient sur Garnier
L’idée de Ravalec ? « Il faut laisser le drone ‘droner' ». Un peu comme confier les commandes à votre chat tout en espérant que votre vase préféré soit toujours debout à votre retour. Penser en sphère plutôt qu’en rectangles successifs, voici le défi mental à relever. Et même si nos yeux de mortels ne captent que des miettes du spectacle, l’électronique, elle, ne manque aucun détail. La magie opère après coup, une fois que le logiciel a digéré toutes ces images révolutionnaires.
Le petit bijou, une fois mastiqué par l’informatique, s’insère dans la collection « Paris, l’envers du décor », une initiative coproduite par le très branché Forum des images et la globe-trotteuse TV5 Monde. D’après Michael Swierczynski, le gourou numérique du Forum, la VR est la carte VIP pour des monuments qui cachent bien leur jeu, pour une visite, disons, un peu plus spéculaire.
L’Opéra comme vous ne l’avez jamais vu
Ce film VR prend des allures d’Indiana Jones avec un Aquarium. Non seulement il expose le bâtiment dans son charme théâtral, mais il dévoile également la vie trépidante de ses entrailles avec, en prime, une répétition et, tenez-vous bien, un fantôme version numérique. Avec ses 200 000 euros de budget, on est loin du film de quartier.
Une danseuse dans l’œil du cyclone
Alors que notre drone entame une danse avec les escaliers, une étoile en devenir, Roxane Stojanov, se joint à la chorégraphie. Drapée dans une robe aussi majestueuse que le lieu, elle représente cette fusion entre la chair et l’art, sous le regard bienveillant des muses de la mythologie.
Quand la technique fait des siennes
Mais même les stars ont leurs humeurs. Un coup de chaud pour notre drone ? Simplement un mal de ventre numérique, un petit souci de carte. Pendant ce temps, Ravalec jongle avec son smartphone, sous les dorures, prêt à combiner toutes les sources pour un résultat final bluffant.
Il était une fois… et puis s’est envolé
Comme toutes bonnes choses ont une fin, notre drone, avec ses tours de magie, se fait oublier alors que les portes de Garnier s’ouvrent aux spectateurs. Les premiers curieux arrivent, et notre drone, tel un fantôme, disparaît avec ses enchantements numériques, pour réapparaître bientôt sous vos yeux ébahis et vos casques VR.