Crytek : Une nouvelle tuile pour le Colosse du Jeu Vidéo teuton
La rumeur vire à la saga financière
Dans les sombres contrées de l’internet, plus précisément sur les contrées sauvages de Reddit, une légende urbaine a récemment vu le jour, une légende de celles qui, à l’instar des contes de fées, ne finissent peut-être pas bien pour tout le monde. Un preux chevalier, connu sous le pseudonyme tout à fait chevaleresque de CrytekThrowaway (qu’on pourrait traduire par « Chevalier-Crytek-de-la-Table-Jetable »), a brandi une épée de Damoclès au-dessus de la tête de l’un des géants du jeu vidéo en Allemagne : Crytek.
Cet héro de pixels, qui se fait passer pour un employé de la boîte, nous fait traverser sa triste épopée où lui et ses camarades codeurs n’auraient point vu la couleur de leur bourse depuis six lunes, voire plus ! Pour ajouter au drame, certains de ces brillants esprits venus d’ailleurs sont désormais prisonniers de cette contrée, faute d’or suffisant pour reprendre le chemin de leurs terres natales.
Crytek et les paiements, une épopée (pas très) fantastique
Mais ne croyez pas que notre conte s’arrête là, car c’est bien tout un feuilleton que nous offre le monde du jeu vidéo ! En effet, le site spécialisé Polygon confirme la rumeur, avec des chiffres à faire pâlir le porte-monnaie le plus rempli : les salaires seraient en souffrance depuis cinq mois. D’ailleurs, il semblerait que les comptes bancaires soient à sec depuis deux mois !
La probabilité d’une happy end pour cette équipe est d’autant plus énigmatique que d’autres murmures nous arrivent depuis la division bulgare, Crytek Black Sea, qui, elle aussi, semble avoir avalé un cocktail financier plutôt amer. Et comme un coup de twist digne d’un bon scénario, une rumeur de rachat germe, promettant peut-être une suite digne des meilleurs thrillers industriels.
Le passé, ce miroir peu flatteur
Eh oui, chers lecteurs, ne pensez pas que notre Crytek soit vierge de tout précédent. La susdite société allemande semble avoir un penchant pour le sel plutôt que pour le miel, car on parle d’un potentiel délestage de parts bulgares, sans doute s’inspirant de leur propre histoire, lorsque Crytek UK et son jeu Homefront The Revolution ont dû dire « auf wiedersehen » suite à des problèmes similaires en 2014.
Que dire de la confession de Cevat Yerli, l’un des trois mousquetaires fondateurs de Crytek, qui avouait humblement que la gestion financière avait été aussi fluide qu’un combat à l’épée avec une cuillère. Cela dit, comme dans toute bonne histoire, il y a souvent un rebondissement, et en 2015, le souffle est revenu grâce à un accord avec Amazon autour d’un fameux moteur de jeu, le CryEngine. Mais ces bouffées d’air frais semblent avoir été éphémères.
L’exil des talents et l’avenir incertain
Il est bien connu que dans tout royaume en difficulté, les sujets les plus habiles cherchent des cieux plus cléments. Ainsi, de nombreux talents ont quitté le vaisseau Crytek pour rejoindre Foundry 42, sang neuf pour le projet Star Citizen mais sang perdu pour la maison mère.
Crytek, qui fut jadis un titan trônant parmi les jeu vidéo, est aujourd’hui un peu plus discret depuis quelques temps. Outre des épopées réelles comme Far Cry et Crysis, on se souviendra d’une incursion moins glorieuse avec Ryse et de productions plus modestes tournant autour de la réalité virtuelle.
Pour résumer, l’histoire de Crytek ressemble de plus en plus à un « game over » imminent, à moins qu’un « continue » ne vienne sauver la partie. Restez à l’écoute, chers lecteurs, car dans ce donjon vidéoludique, rien n’est jamais vraiment écrit dans la pierre.