Delphine & Muriel Coulin: Révélation du Cinéma de Guerre

La Guerre des Coulisses: Delphine et Muriel Coulin Décortiquent le Cinéma Français

Le Frisson de l’Omerta: Le Cinéma et les Conflits selon les Coulin

Alerte générale! Les sœurs Coulin, nos deux stratèges de la réalisation, ont débarqué sur le grand écran avec “Voir du pays”, un film aussi pétillant que du champagne mais qui ne fait pas de bulles sur les conflits. Cannes les a adoubées d’un clin d’œil à Un certain regard, mais elles pointent du doigt notre cinéma national, qui, selon elles, préfère jouer à cache-cache avec la guerre plutôt que de la confronter tête baissée.

Muriel, l’aînée, lance la première salve en suggérant qu’on est les rois du « chut, faut pas en parler ». Tandis que Delphine ajoute sa touche avec la comparaison franco-américaine, où chez l’Oncle Sam, c’est banderole party et défilé héroïque pour les bidasses, alors qu’en France, c’est plutôt mépris discret ou compassion embarrassée – autant dire que nos soldats ne sont pas vraiment invités à la fête.

Piquées de vices et de vertus, les Coulins ont voulu investir la zone grise de cette expérience humaine trop souvent en noir et blanc. Et tenez-vous bien, elles ont posé la question qui tue : « c’est quoi, faire la guerre quand on n’a pas de Y chromosome ? » Elles ont aussi creusé le mystère de la mémoire traumatique. Pourquoi donc ce malotru de choc post-traumatique squatte-t-il toujours avec une image plein les yeux? Ah, les arcanes de la psyché humaine…

Ciné-Assaut: les Coulins face aux géants du film de guerre

Avant de lancer leur offensive cinématographique, les sœurs ont planifié un raid sur les classiques du genre. Delphine a relu son Cimino en chaussons, « Voyage au bout de l’enfer », avec son cortège d’amitié virile, tandis que « Voir du pays » mise sur la camaraderie au féminin. Muriel, elle, a revisité des mastodontes comme « Les Canons de Navarone », surtout pour prendre la température plutôt que pour se déclarer fan – leur crédo étant moins la glorification héroïque que la stratégie de l’intime.

Puis, elles ont réveillé les souvenirs d’enfance avec « La Nuit des généraux », où Peter O’Toole fait l’étalage de son talent grand format. Mais en vérité, les Coulins convoitaient un autre territoire, celui de la réalité virtuelle – un nouveau champ de bataille où les images de guerre se réinventent loin des grandes fresques à la Coppola ou Spielberg.

L’Art de la guerre selon les Coulins: VR et Documentaires

Le tableau de chasse cinéphile des Coulins inclut aussi des proies moins attendues comme « Spring Breakers » d’Harmony Korine, qui a séduit Delphine avec son hôtel, sorte de jumeau étrange au leur, lieu de relaxation et de débauche. Mais, c’est vers les documentaires que nos réalisatrices ont pointé leur viseur. « Of Men and War » et « L’Ame en sang » ont fait office de références en or, fournissant munitions et stratégies à leur distribution.

Muriel, faisant preuve d’une tactique implacable, leur a transmis une playlist de documentaires sans passer par la case fiction, histoire que leur troupe d’acteurs s’imprègne de la réalité crue, pas des grimaces hollywoodiennes. Et pour Delphine, un hommage au général de l’image Harun Farocki, maître de la réalité virtuelle, venait sceller leur approche. Parce que, voyons, à l’heure où les drones envoient des bisous mortels, nos images de guerre doivent, elles aussi, s’adapter.

Muriel, en concluant, rappelle que les militaires sont des geeks avant l’heure, à l’avant-garde de la technologie, et suggère que palper du popcorn devant un écran devrait également être une expérience en constante évolution. Mesdames et messieurs, faites vos jeux dans cette bataille de l’art, où les sœurs Coulin ne manquent ni de munitions ni d’audace!

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