eSight: Technologie VR pour aider la malvoyance

eSight : La réalité virtuelle au service des yeux qui louchent sur le monde

Une technologie qui n’a pas besoin de lunettes pour être cool

Qui a dit que la réalité virtuelle ne servait qu’à chasser des créatures imaginaires ou à simuler des montagnes russes dans son salon? Eh bien ce n’est pas eSight, la boîte canadienne qui s’amuse à intégrer ces technologies dans un casque légère comme une plume (ou presque, on parle de 100 grammes tout de même) pour offrir une seconde jeunesse visuelle aux malvoyants. Oui, vous avez bien lu, la réalité virtuelle qui se transforme en super-héros de la vue!

SOS Malvoyance : plus de gens concernés qu’on ne pense

Statistiquement parlant, la malvoyance, ça touche une foule de gens – imaginez quelque chose comme 246 millions de bipèdes, selon nos amis de l’Organisation mondiale de la santé. Entre le vieillissement de nos chères petites rétines, les rétinopathies à vous donner le tournis et une myopie qui voit trouble, certains peuvent finir par ne plus distinguer un éléphant d’un smartphone. Ce n’est pas une vie, d’autant que cela peut mener à un isolement social digne d’un ours en hibernation, avec des taux de chômage qui atteignent des sommets.

Quand eSight fait de la magie avec des pixels

Alors, que fait eSight pour ressusciter le regard de ces personnes? Ça commence avec une caméra en mode « œil de lynx », dotée de 21,5 mégapixels de pure résolution, qui se plante devant les mirettes (au-dessus des lunettes, s’il y a lieu). Ensuite, parce que la vue ne s’amuse pas à attendre, les images capturées se baladent en direct sur deux écrans OLED, collés à chaque œil, à la façon d’un smartphone faisant des claquettes.

Un coup de baguette technologique et vous revoilà avec une vue de lynx

Le tour de passe-passe, c’est que ces images, elles sont retravaillées pour faire un clin d’œil aux zones de la rétine encore en forme, permettant ainsi de jouer des tours à la cécité. Et pour le coup, c’est beau! L’astuce s’appelle « Bioptic Tilt », elle conserve même la vision périphérique, cette petite merveille de chez Mère Nature. Puis, on dit merci à la « lentille liquide » de leur caméra, qui fait le point plus vite que votre ombre.

L’illustration qui vaut mille mots : Yvonne Félix

Pour vous donner un exemple qui claque, prenez Yvonne Félix : malvoyante deluxe depuis ses 7 ans à cause de cette coquine de maladie de Stargardt. Avant, c’était 1/20 au niveau de la vision, maintenant, avec eSight 3, elle flirte avec le 8/10. Pas mal, non? Bon, ça ne fonctionne pas pour tout le monde, mais quatre fois sur cinq, c’est la fête du slip pour les yeux.

Le hic du picaillon : un gadget pas donné

Bien sûr, ce petit bijou de technologie permet un max de choses : zoomer comme un paparazzi, changer de couleur comme un caméléon, modifier les contrastes comme au cinéma et même se connecter au reste du monde numérique. Mais (et oui, il y a un « mais »), tout ça a un prix, et pas des moindres : 9995 dollars! Un tarif qui pourrait en faire pleurer plus d’un.

Reste à espérer que, quand eSight débarquera sur notre Vieux Continent, la magie des économies d’échelle opérera et que le prix fera une petite chute sympathique. En attendant, on peut toujours rêver d’un monde où voir deviendrait à nouveau un jeu d’enfant pour tous.

Alors, prêt pour une session de réalité « augmentée » pour vos mirettes? eSight, le gadget presque magique qui dépoussière la vue, attend sagement son tour pour conquérir l’Europe. Faudra juste économiser un peu (ou beaucoup) avant de s’offrir ce petit miracle technologique.

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