Adobe Premiere se la joue virtuelle et c’est réellement sympa !
Des nouveautés qui se font un peu désirer, mais quand même bien là !
Si l’IBC ça vous dit quelque chose, c’est peut-être à cause de cette soirée un peu folle où vous avez découvert des tendances technologiques plus hypnotiques qu’une raclette en hiver. Et bien figurez-vous qu’Adobe n’était pas venu pour faire de la figuration. Avec son Adobe Premiere CC 2018, c’était un peu comme si on annonçait l’arrivée du dessert alors qu’on n’a pas encore fini les amuse-bouches ! Pas énormément de nouveautés, mais une chose est certaine, la réalité virtuelle s’incruste dans Premiere comme le noyau d’une cerise dans une clafoutis.
Faisons les comptes : c’est quoi le deal avec Premiere CC 2018 ?
Jetons un œil à la liste des updates (par ici la visite guidée). On s’aperçoit que notre cher Adobe était un peu à la bourre sur certaines fonctionnalités. C’est fini l’époque où ouvrir un seul projet à la fois était la norme – adieu l’âge de pierre ! Maintenant, vous pourrez jongler entre vos œuvres avec la grâce d’un cracheur de feu dans un cirque. Hop, un onglet ici, un petit glissé-déposé par là, et vos rushs vont et viennent comme dans une danse endiablée.
Attention toutefois, jouer au passe-rush peut s’avérer aussi risqué qu’un numéro d’équilibriste sans filet. Heureusement, le « mode verrou » est là pour éviter les catastrophes. C’est votre petit garde du corps personnel qui surveille que personne ne vienne mettre ses gros doigts sur votre projet.
Et ce n’est pas tout ! La customisation est poussée à son paroxysme avec des étiquettes tellement personnalisables que vous pourriez presque y mettre votre selfie. Envie de faire le vide ? « Clear Gap » est votre nouvel aspirateur préféré qui va éliminer tout ce vide qui n’a rien à faire dans votre timeline. Plus de trous noirs sournois prêts à ruiner votre chef-d’œuvre !
La VR, c’est du sérieux dans Premiere !
Mais tenons-nous bien, car le clou du spectacle, c’est la réalité virtuelle qui débarque avec un panache digne d’un final de feu d’artifice. Adobe nous offre un montage VR sans transpirer, aussi facile que de mettre ses pantoufles. Que ce soit avec des yeux écarquillés dans le mode éclaté, en simulation ou avec un casque de réalité virtuelle – qui pour l’instant doit être ami-ami avec Premiere – c’est comme si la VR avait toujours fait partie de la famille.
Plus fort que le tour de magie du magicien, une poignée magique vous permet de naviguer dans votre timeline avec la précision d’une horloge suisse. L’interface est aussi claire qu’un matin d’été et vous pouvez même garder vos lunettes VR pour admirer votre belle timeline. Et que dire des plug-ins ? Ils sont là pour rendre le montage VR plus fun qu’une partie de cache-cache.
Un hic ? Pas vraiment, mais n’allez pas croire que vous pourrez tailler et rogner votre vidéo directement avec votre casque. On n’est pas encore dans le futur-futur ! Mais ça permet un joli moment de complicité avec le réalisateur, qui vous guidera tel un berger guide son troupeau.
Alors, on dit merci qui ? Merci Adobe !
Certes, Adobe a pris son temps, peut-être un peu trop contemplé les nuages, mais il revient sur le devant de la scène avec une intégration de la VR tellement bien fichue qu’on en mangerait. C’est simple, intuitif, et même l’habitué de Premiere qui a peur des gros changements va pouvoir plonger tête la première dans la VR sans craindre de se noyer.
Bref, Premiere CC 2018, avec son lot de realité virtuelle bien ficelée, nous fait l’effet d’une bonne série Netflix : on en redemande et on n’ose plus éteindre l’écran. Bon montage !