La réalité virtuelle sans saveur, c’est comme une soupe sans sel!
Un vent de VR souffle sans parfumer la pièce
Alors que je vous guide à travers les méandres de ce billet, vous saisirez l’ironie cinglante de mon titre du jour. Voyez-vous, une marée de solliciteurs, en quête de sagesses sur le monde envoûtant de la réalité virtuelle, a déferlé sur mon rivage ces temps-ci. Leurs questions sont souvent empreintes d’une naïveté charmante, mais laissons cela de côté.
La mélodie est connue; nous avons un penchant à entonner le refrain de l’erreur humaine : commencer par la techno avant l’expérience, ou pis encore, vénérer la technologie comme une fin en soi. Quel bilan tirons-nous? Des billets verts qui s’envolent tels des feuilles d’automne, et cette délectable sensation de tourner en rond, tel un hamster dans sa roue, pour finalement produire… pas grand-chose. N’éteignons-nous pas la lumière avant même que la fête ne commence?
Et l’Oscar de la technologie la plus surestimée est décerné à…
Le monde du tourisme et les gardiens de nos trésors patrimoniaux (parcs idylliques, musées riches en récits, châteaux majestueux…) me titillent souvent avec l’éternelle question: « La réalité virtuelle, c’est bon pour nous, non? » Cette interrogation, aussi anodine puisse-t-elle paraître, cache une trame plus complexe. En effet, si ces âmes en quête de savoir viennent à moi, c’est bien souvent que dans leur cercle de décisionnaires, l’un ou l’autre a entrevu l’aura de la VR dans des salons exubérants ou lors d’allocutions éphémères, croyant dès lors détenir le sésame pour métamorphoser leur paisible hameau en une constellation scintillante à l’image de Dubaï.
Les professionnels du tourisme, ceux qui respirent l’authenticité des terrains et non les êtres bien établis sur leur trône électif, viennent chercher des munitions pour dissuader poliment leur superflu vice-président que, peut-être, adopter la VR n’est pas la panacée universelle, car l’on se dirige droit vers le précipice de l’erreur fatale : partir de la technologie pour construire une expérience bancroverse.
Quand le chien rencontre la technologie
Au fond, il est vital de rester à la page face à la valse incessante des innovations technologiques, sans pour autant succomber à l’obsolète aveuglement qui en découle. Rappelez-vous cette charmante façon de comparer la vie canine à la nôtre, multipliant leur âge par sept pour trouver leur équivalent humain. Allez, appliquez ce même calcul à la technologie, et vous verrez que ce petit bijou technique, qui éblouissait votre vice-président lors d’une foire estivale, a déjà pris des rides dès l’hiver venu. Vos visiteurs, eux, auront déjà joué au même « gadget » ailleurs…
Scénario expérientiel, le véritable Oscar de la VR
Ce qu’il faut graver dans le marbre, c’est que la technologie n’est qu’un outil au service du récit que vous désirez partager avec vos visiteurs. En un mot comme en cent, la réalité virtuelle détient un réel potentiel, mais seulement si elle se situe au cœur d’une expérience méticuleusement orchestrée, digne d’un effet « Waouh » des grands soirs.
Quand la technologie se fait discrète dans l’aventure
En définitive, tandis que je vous convie à méditer sur ces quelques paroles, souvenez-vous qu’une aventure immersive en réalité virtuelle doit être comme un bon livre : intrinsèquement riche, entraînant ses lecteurs dans un tourbillon d’émotions, indépendamment de la splendeur de sa reliure. Allez, à vos casques… mais surtout, à vos histoires!