La réalité virtuelle: le nouveau super-héros contre l’alcoolisme?
Chers amis de l’innovation et du bien-être (et de l’apéro du vendredi soir), j’ai du nouveau pour vous ! Qui aurait cru que notre futur allié dans la bataille contre la bouteille pourrait être… un casque de réalité virtuelle? Eh oui, en Corée du Sud, des cerveaux fulgurants ont peut-être trouvé LE remède à cette vieille canaille qu’est l’alcoolisme.
Un cerveau sous VR, ça change de l’apéro!
Des scientifiques de l’université de Chung-Ang qui ne se contentent visiblement pas de faire des barbecues et de regarder des dramas, sembleraient avoir déniché une astuce de taille. Leur truc? Une thérapie qui implique de plonger le cerveau dans un univers parallèle (oui, la réalité virtuelle, pour ceux qui suivaient pas). Cette douce magie pourrait, paraît-il, rééduquer notre ciboulot à appréhender différemment les situations ambiantes de « Oh, un verre, ça ne fera pas de mal! »
En gros, douze cobayes humains, affligés d’une soif un brin excessive et après une semaine de sevrage, ont chaussé leurs lunettes 3D pour un voyage dans des mondes concoctés par ces chercheurs malins.
Un menu 3D qui change la donne
Au programme de cette croisière sensorielle, trois escales. D’abord, une plage de zenitude pour décrisper les neurones. Ensuite, un restaurant virtuel — ça sent le piège, non? — où tout le monde trinque joyeusement, sauf notre héros, bien sûr. Et enfin, un petit tour dans les recoins moins glamours de la boisson, avec odeurs et sons à l’appui pour rappeler qu’un excès peut mener à des lendemains qui déchantent.
Des résultats à lever son verre d’eau
Alors, ça a donné quoi? Avant, pendant, après, nos hôtes virtuels ont passé des examens pour étudier leur matière grise en action. Et hop, changements en vue! Cette fameuse zone du cerveau, le système limbique, qui d’ordinaire dans le cas d’alcoolisme fait du trampoline à chaque vue d’une bouteille, semblait progressivement retrouver un rythme plus… sobre.
À la fin de l’expédition, les chercheurs, avec le sourire aux lèvres et un air de « je vous l’avais dit », ont constaté que ces heures passées en VR avaient effectivement calmé l’empressement de nos amis à jouer de la carafe.
Une expérience qui rebat les cartes
Publiée dans le « Journal of Studies on Alcohol Drugs » (ça ne s’invente pas), la potentielle révolution de la thérapie contre l’alcoolisme semble plus prometteuse que la trouvaille de l’année dernière (vous savez, la méditation en écoutant du heavy metal). Pourquoi? Car elle plonge le patient dans un monde criant de vérité, lui demandant d’être acteur de son changement.
Ce qui est chouette, c’est qu’elle se module pour coller au profil de l’individu, que l’on ait un penchant pour le vin rouge ou la vodka-citron (avec modération, bien entendu).
Alors, VR ou pas VR ?
Restons calmes et attendons de voir si la cure fonctionne sur la longue durée. Mais vu que la VR nous a déjà sortis de nos peurs les plus chevillées au corps, comme celle de se retrouver face à face avec une araignée géante ou au bord d’un précipice, on est en droit de se dire: « Et si c’était ça, après tout? »
Ainsi se referme notre conte moderne, où la réalité virtuelle, vêtue de son habit de lumière, pourrait bien devenir notre allier-maître pour dire « Non merci! » à l’appel du goulot. Bien sûr, on ne remplace pas le professionnalisme d’un bon vieux psy par un gadget high-tech. Mais gardons l’oeil ouvert, la technologie nous réserve parfois de bonnes surprises, santé!