L’odyssée numérique à Photo London: Voyagez dans le temps et l’espace!
Mat Collishaw vous catapulte en 1839!
Imaginez un instant qu’un simple coup de baguette magique (ou plus précisément, le port d’un casque VR) vous propulse en 1839, à la genèse de la photographie. C’est ce que propose Mat Collishaw à Photo London, avec son installation époustouflante « Thresholds ». On y déambule dans une reconstitution 3D de la Somerset House, où l’immersion est si réaliste que vous pourriez presque inviter un daguerréotype à prendre le thé.
À l’époque victorienne, portés par notre sac à dos rempli de technologie dernier cri, on se croirait vraiment dans une classe à l’ancienne, l’odeur des vieux livres en moins. Lustres, charpente en bois et souris virtuelles au programme. Et attention, si vous approchez trop près de l’âtre, surprise… la chaleur est au rendez-vous! Tout cela sur fond de contestation des Chartistes, donnant à l’expérience un petit air de révolution industrielle.
En reprendre pour son grade… numérique!
Ces six minutes de traversée virtuelle vous semblent durer à peine le temps d’une pause-café. Et quand le monde virtuel se dissipe, la réalité vous apparaît dans toute sa banalité: des boîtes blanches et un radiateur électrique prétendant être un feu de cheminée. Collishaw nous fait voyager dans le temps et questionne notre avenir numérique : la photographie a eu son heure de gloire… la 3D suivra-t-elle ses pas?
Une palette artistique façon buffet à volonté
Préparez-vous! Les murs de Photo London offrent un véritable festin visuel – de l’art pointu au bling à outrance. Cependant, pour les perles des temps modernes, il faut fouiller!
Des scanners et des rêves
Thibault Brunet, artiste français, s’amuse avec un scanner 3D pour créer « Territoires circonscrits », une série d’œuvres qui vous fait remettre en question ce que signifie vraiment « paysage ». C’est plongés dans ces étranges représentations que l’on se demande si nous ne sommes pas déjà des personnages au sein d’un vaste fichier informatique.
Supermarchés en décomposition numérique
Juste à côté, vous pourriez avoir le vertige en apercevant la série « Hyper » de Mathieu Bernard-Reymond. Son arme? Des algorithmes destructeurs qui métamorphosent les clichés de supermarchés en véritables œuvres d’art abstraites. Fini les allées bien rangées, place aux pixelisations et distorsions comme si la réalité digitale tombait à l’acide!
Un futurisme photographique glacial
À travers l’objectif d’Adrian Sauer, découvrez des contrastes visuels saisissants où la technologie flirte avec l’œuvre d’art, rappelant l’esthétique rétro-futuriste de « Blade Runner ». Le livre « The Mechanism » de Marten Lange s’inscrit dans cette veine glaciale, exposant les mégalopoles et leur surveillance pesante. Là, l’homme apparaît seul, noyé dans une jungle d’acier et de verre, esquissant un monde qui malgré sa familiarité, semble tout droit sorti d’un roman dystopique.
Paris, Londres, Tokyo, New York… dans ces métropoles, Lange capture la froideur omniprésente des appareils de surveillance et des médias, avec un style photographique minimaliste où chaque détail, chaque reflet, vous engloutit dans son univers singulier.
Bienvenue à Photo London, le rendez-vous incontournable des amoureux d’art et de technologie. Préparez votre plus beau sourire numérique pour ces œuvres, avant que la 3D ne capture le vôtre!