Quand VR et IA riment avec aéronautique : l’ère de l’usine 4.0 sans oublier Bob et Alice
Bienvenue chez les Jetsons ! Ou presque. L’industrie aéronautique et spatiale se pavane dans sa tenue du 21e siècle, truffée de gadgets technologiques : VR (réalité virtuelle), IA (intelligence artificielle), et autres joyeusetés de l’usine 4.0. Mais avant de sauter à pieds joints dans ce futur qui ressemble étrangement à notre présent, n’oublions pas nos chers humains. Après tout, même dans une usine peuplée de robots, Bob veut garder sa chaise, et Alice ne renie pas son café matinal.
À la découverte de l’usine 4.0 : Plus branchée que votre smartphone
C’était l’événement à ne pas rater, la troisième édition des Talents Nouvelle-Aquitaine de l’aéronautique et de l’espace, où l’on a vanté les mérites de l’usine 4.0 comme si c’était le dernier modèle de fusée à la mode. Vous imaginez, des lignes de production sorties tout droit d’un film de science-fiction, avec ces buzzwords qui donnent des frissons : continuité numérique, place primordiale de l’homme (et de la femme, inclusivité oblige) et les montagnes de formation à gravir pour ne pas se faire dépasser.
3D, robots et IA : L’avenir se construit maintenant, et avec style !
Les outils de cette « usine du futur », successeur aguerri des trois premières révolutions industrielles, fusionnent la prouesse technique et l’excentricité d’un artiste contemporain. Au programme, intelligence artificielle – donnant des conseils tels un vieux sage – et réalité virtuelle – pour ceux qui ont toujours voulu un monde où les murs sont littéralement des écrans.
Christophe Betencourt, de chez Stelia Aerospace, est comme un enfant dans un magasin de bonbons. Son usine à Méaulte, c’est déjà de la robotique en veux-tu en voilà, avec 2.500 collègues qui jouent aux petits chimistes avec ces nouvelles technologies. Lui, il rêve de digitalisation à gogo et de « phasage » (si c’est un véritable mot) des outils, avec des prototypes et des réalités augmentées qui font de l’ombre aux meilleurs jeux vidéo.
« Se transformer ou finir en musée »
Olivier Horaist chez Safran, lui, il a les pieds bien sur terre. « La numérisation, ça n’est pas que pour Instagram », dit-il en substance. Pour lui, transformer les usines n’est pas une coquetterie, c’est une question de survie au milieu des dinosaures. Safran a même lancé des lignes de production qui portent fièrement le nom « Usine du futur » – ils ont dû manquer d’inspiration ce jour-là.
Monsieur Horaist nous explique qu’on peut même produire des pièces de titane pour des trains d’atterrissage sans intervention humaine. C’est le « closed door machining », le genre d’opération où l’on ferme la porte et on attend que ça se passe, un peu comme faire cuire un gâteau au four.
Conclusion : IA et VR, oui, mais n’oubliez pas Bob et Alice
Donc, voilà la vraie question : la technologie, c’est sympa, mais à quel moment on dit « au revoir » à la chaleur humaine de nos chers Bob et Alice ? N’est-ce pas, la clé réside dans l’équilibre, le yin et le yang, la carotte et le petit pois ? Certes, notre lustre futur digital brille de mille feux, mais donnons à Bob et Alice une raison de se lever le matin – outre le fait de ne pas être remplacés par un robot prénommé XJ-200. Après tout, un sourire humain ne saurait être imité par une IA, enfin du moins pas encore.